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COMITE DEPARTEMENTAL DE PETANQUE ET JEU PROVENCAL DE LOT ET GARONNE

Historique de la Pétanque et de la F.I.P.J.P

LES DEBUTS
Tout bouliste digne de ce nom sait que la Pétanque est née en France. Mais les origines remonte à la nuit des temps. Sans remonter jusqu'à Adam et Eve qui ont pu jouer à un jeu similaire avec des galets ou des pommes bien rondes, il est certain que déjà Homo Erectus qui avait besoin de s'entraîner pour améliorer son habileté de chasseur ou de guerrier.
On peut très bien penser que nos ancêtres, à un moment ou à l'autre ont imaginé de s'entrainer sous forme ludique et auraient alors inventé la compétition.
Des jeux où il fallait viser et toucher... Voilà l'essentiel même de la Pétanque. Les différents objets ou outils utilisés ont fait que les jeux se sont développés dans des directions différentes.

 

EGYPTE
Les plus anciennes preuves de l'existence de jeu de boules ou de ballon se trouvent en Egypte. Les archéologues ont dans une tombe égyptienne qui date qui date d'environ 2 000 ans avant J.C. une peinture sur font jaune qui dévoile un jeu de lancer. D'autres fresques représentent des hommes qui ont roulé des boules en direction d'autres objets. Les Egyptiens avaient donc l'air de s'adonner à une sorte de jeu de quilles, ce qui devait avoir une certaine importance puisque on a eu le besoin de l'immortaliser.

GRECE
En Grèce on introduit une galet-cible. Certains chercheurs ont retrouvé des traces dans tout l'Antiquité grecque. Au début les pierres de jet étaient assez lourdes, mais ont été allégées par la suite. Le matériel a changé des pierres aux formes et poids différents on est passé au fer qui donne la possibilité d'avoir des "boules" de même poids et de même forme, avec peut-être des faces différentes, une concave l'autre convexe.

Puisque le but du jeu était devenu d'arriver le plus prés une cible, ce n'était plus la force qui était le plus important.


ROME
Les romains oublièrent les palets plats pour les remplacer par des sphères. Les boules étaient au départ en pierre, puis en fer et enfin en bois enveloppées de fer. Le bois employé était certainement le buis, bois très dur qui pousse abondamment autour de la Méditerranée. Le buis s'appelle en latin "buxus". Certains linguistes y voient l'origine de l'italien boccia et de l'espagnol bocha.

Au musée Campona de Florence, sur l'un des côtés d'un sarcophage une scène représente des enfants en train de mesurer un point, ce qui veut dire qu'il avait une sorte de "but ou de "cible". De plus il y a un temple où des adultes jettent des boules avec élan.

Comme on le sait les romains ont conquis une grande partie de l'Europe et apporté les "bienfaits de la civilisation", dont naturellement les jeux de boules font parties.

LE MOYEN AGE
Pendant le Moyen-Age les jeux de boules conquièrent la France, l'Angleterre et des parties importantes de l'Allemagne. Il n'y a pas de règles universelles. Chaque pays, chaque région, chaque province a ses règles spécifiques. Généralement, les boules étaient en bois, de différentes grosseurs et de poids différents, certaines étaient cloutées, d'autres cerclées de fer.
Quelques variantes sont encore pratiquées dans certaines régions en France. Les jeux de boules deviennent si populaires qu'on assiste à une véritable "boulemania". Les gens d'armes délaissent leur entraînement pour s'adonner aux jeux de boules. Philippe V "le Long" en 1319 et ensuite en pleine de guerre de Cent Ans Charles V "le Sage" en 1369 se voient obligés par diverses ordonnances d'abord de régulariser puis d'interdire un certain nombre de jeux: boules, billes, quilles, palets, dés, paume, etc.

Les jeux de boules trouvent alors un asile dans les monastères dont les murailles mettaient les mettaient à l'abri des regards indiscrets. Les moines auraient donc été les premiers à jouer dans des boulodromes.


RENAISSANCE
Avec la Renaissance les jeux de boules entrent dans la littérature et l'art. Plusieurs écrivains et peintres en témoignent.

Eramus (env 1466-1536) cite plusieurs variantes de jeux de boule. Rabelais (env 1494-1553) les préconisent comme remède universel: "Il n'y pas point de rhumatismes et d'autres maux semblables que l'on puisse prévenir par ce jeu; il est propre à tous les âges, depuis la plus tendre enfance jusqu'à la vieillesse." On croit entendre la déclaration d'un vendeur de boule moderne. Il ne manque que la possibilité de jouer sans distinction de sexe.
Pieter Brueghel l'Aîné (env 1528-1569) les peints dan
s ses fresques villageoises. Dans la toile intitulée "Jeux d'enfants" on voit deux petites filles et un petit garçon jouant aux boules.

1588, à Plymouth Hoe, sur la côte sud-ouest de l'Angleterre, une sentinelle signale au vice-amiral de la Flotte, Sir Francis Drake qui jouait aux boules sur la plage l'arrivée imminente de l'Armada espagnole, celle-ci qui est passé à la prospérité comme "l'Invincible". Au lieu d'arrêter le jeu, Sir Drake aurait répondu: "J'ai encore le temps de gagner cette partie et ensuite d'aller battre les espagnols".

Les différents jeux de boule commencent à cultiver leurs particularités nationales. En France et en Italie on joue sur la terre battue, en Angleterre sur l'herbe. Les français cloutent leurs boules en bois. Les italiens les vernissent.

 

 



  L' histoire de la "Pétanque
 
La Pétanque, c’est comme Christophe Colomb !... Tout le monde veut se l’approprier !...
N’écoutez pas les ragots et les mauvaises langues : « La Pétanque », elle est bien née à la Ciotat et gare à celui qui dirait le contraire !
Son principe est simple et dans le dictionnaire on trouve cette définition :
"Jeu de boules originaire du midi de la France, dans lequel le but est une boule plus petite en bois, dite cochonnet, et qui se joue sur un terrain non préparé".
Mais ici, on n’est pas trop d’accord : le midi de la France c’est un peu vaste comme territoire et on est un peu vexé de cette imprécision trop évasive !
Non ! La pétanque, on se la revendique ciotadenne haut et fort!
La preuve, c’est que l’on connaît tout de sa naissance, du lieu et des circonstances de l’événement :
 
La Pétanque
 
LaPétanque est née officiellement en juin 1910 à La Ciotat, au jeu de boules « Béraud ».
Mais certains Anciens de l'époque ont tous témoignés que la première partie aurait eu lieu en 1907.
On y jouait alors au « jeu provençal » qui se pratiquait par équipe de trois : pointeur, milieu et tireur, sur une distance de 10 à 15 m, le tireur devait exécuter trois sauts avant de lâcher sa boule.
Ce jeu exigeait donc de la place et souffrait des chaises éparpillées, amenées par les nombreux spectateurs…
On supprime les chaises, mais le propriétaire du jeu : Ernest Pitiot fait une exception pour son ami ciotaden, Jules dit « le Noir » qui souffre de rhumatismes et ne peut plus jouer.
Ce dernier, sagement installé sur sa chaise, tire quelques boules « pour s’entraîner », histoire de passer le temps. Pitiot le regarde faire et lui propose de jouer pour égaliser les chances : « les pieds tanqués » dans un cercle tracé sur le sol à 2 ou 3 m du cochonnet...(On peut voir au Musée le récit original de E.Pitiot qui évoque les circonstances exactes de l’événement.)
Le principe est lancé, c'était autour de 1907. Il fait boule de neige (ou plutôt de pétanque!), de nouveaux émules vont copier la technique et quelques temps plus tard, en 1910, un concours est déjà organisé, officialisant la date de création du jeu..
Par contraction, le provençal "ped tanca" (pieds joints) donnera le nom de "pétanque".
Voilà la vérité !.. Et il existe encore à la Ciotat de nombreux descendants de ceux qui furent témoins de la scène pour attester de cette genèse miraculeuse !...
De Lointaines origines..
Jeu d'antan

Si l’on fouille un peu pour trouver les racines de ce jeu si populaire, on n’est pas au bout de nos surprises..
L’histoire des jeux de boules remonterait aux calendes grecques ou plutôt, si elles avaient existé, aux égyptiennes!(Déjà des clubs de passionnés à cette époque?).
Quelle fut la stupeur de l’archéologue découvrant dans le sarcophage d'une momie datant de 5700 ans avant notre ère, deux boules de grosseur « réglementaire », accompagnées d'une petite boulette !! (On ne nous dit pas s’il a aussi trouvé, dans la même sépulture, une fiole de l’ancêtre du pastis ! C’aurait été une drôle de révolution!.)
Le principe du jeu : « approcher au plus prés le but », fut souvent utilisé par les anciens avec diverses variantes et de multiples matériaux :
Dans la "sphéristique", les Grecs (VIème siècle avant J-C) lançaient des pièces de monnaie au plus près d'une ligne tracée sur le sol.
Les Romains utilisaient des galets et un caillou leur servait de but. On peut voir à Rome, dans les thermes privés de Caracalla, une fresque évoquant ce jeu d’adresse.
Thermes de Caracalla
 
Introduit lors de la conquête des Gaules, ce jeu trouvera à Massalia puis, dans toute la France, des adeptes assidus.
Mais, les galets sont trop fragiles, on les remplacera donc plus tard par des boules en bois tourné, parfois cerclées de fer.
L’Empire Romain s’effondre et c’est au Moyen-âge que l’on voit réapparaître les boules et leurs adeptes : «les bouleurs».
Le jeu de boules va connaître au XIVème siècle, sous Charles IV et V, d’injustes mesures de rétorsion : on préfère que le peuple s’exerce plutôt au tir à l’arc!
Voilà donc le jeu de boules parti en Italie où le Pape Jules II lève une « compagnie de lanceurs de pierre » qui défie l'Europe entière. Avec les guerres franco-italiennes, il revient en France et retrouve une vitalité quasi miraculeuse…
 
Rabelais, en bon médecin, dira même :
"Il n'y a point de rhumatisme et d'autres maux semblables que l'on ne puisse prévenir par ce jeu: il est propre à tous âges, depuis la plus tendre enfance jusqu'à la vieillesse".
Puis, la concurrence déloyale du jeu de paume et la jalousie des fabricants des balles de cet ancêtre du tennis, obtiennent encore l'interdiction des jeux de boules par édit royal en 1629.
Interdiction suivie de bien peu d'effet : on continue à jouer aux boules, en cachette, en particulier dans les monastères. C’est la naissance des premiers boulodromes couverts !
 
Moines en action!Et boum un carreau!
 
Mieux, pour contourner l’interdit, quelques adaptations farfelues vont faire date : par exemple en 1792, à Marseille, une partie entre soldats fait 38 morts… Elle s’était disputée avec des boulets de canon au milieu d’une cour où étaient entreposés des barils de poudre !
On s'insurge en Provence contre cette mesure et l’on y voit revenir ce jeu au XIXème siècle avec des boules cloutées en bois de buis (on peut en voir quelques exemplaires au Musée). Certaines comportent pas moins de 1200 clous!
 
Boules du MuséeBoule cloutée
 
C'est ainsi que l'on jouera, jusqu'au début du XXe siècle, au "jeu provençal" à la "longue".
La pétanque arrive, comme nous l’avons vu, en 1910 et les premières boules cloutées vont faire place, en 1923, aux boules en bronze coulé puis en laiton (moins onéreuses) et en 1927, aux boules métalliques conçues à St-Bonnet le Château (42) par J. Blanc, inventeur de la première boule de marque « JB ».
Jusqu'en 1949, l'acier doux durci superficiellement par un cément va être utilisé et en 1955 un fabricant de serrures : Frédéric Bayet et son ami Antoine Dupuy créent la célèbre société « OBUT® » de boules en acier "intégral".
C’est ainsi, qu’héritière d’un passé riche et tumultueux, portée par une tradition opiniâtre, notre pétanque va faire le tour du monde..
Mais c’est à la Ciotat, en sortant du Musée, que vous pourrez aller voir où ce jeu, devenu si populaire, vint au monde..
 
Plaque commémorative
 
Vous pourrez peut-être aussi surprendre ce genre de dialogue "pagnolesque" entre descendants des: « Grand-Jean, le Blond, Lombard dit le Noir, Petit Paul, le Grêle, le Pich, Chibalon, le Moult, les frères Espanet, le gros Césaire, etc.»: premiers disciples et valeureux apôtres de la pétanque de La Ciotat!
 
« Té, vé l’Antonin, il m’a encore embouchonné le petit !.. »
« Oh peuchère! Vas-y, César, tires-moi cette boule et pas à la rabaille hein ! »
« Ah ! Si Fernand était là, il t’aurait mis un de ces carreaux à faire pâlir la Bonne Mère !... »
La pétanque à La Ciotat

Les grandes dates     
1907 - Invention de la pétanque.
1910 - 1er concours de pétanque à La Ciotat.
1945 -Création de la F.F.P.J.P avec 5 comités.
1958Création de la F.I.P.J.P avec 7 pays (France-Belgique-Tunisie-Maroc-Italie-Espagne-Monaco).
1983 - Admission au sein de l' I.G.W.A organisatrice des jeuxmondiaux.
1985 - Création de la confédération mondiale des sports de boules regroupant les fédérations internationales de pétanque,de lyonnaise et deraffle.
1986 - Admission de la C.M.S.B au sein du comité international olympique.

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Vocabulaire du pétanqueur
Bouchon; cochonnet; petit; têt; gari (en provençal): le but.
Pointer: lancer la boule pour la rapprocher le plus possible du but. L'action de pointer s’appelle le «point» ou l’«appoint».
Tirer: lancer la boule afin de chasser une boule adverse. En règle générale, la boule tirée est perdue, sauf en cas de carreau ou de palet.
Vocabulaire lié au point :
Avoir le point: posséder une boule (ou plus) mieux placée que celles des adversaires.
Reprendre le point: placer une boule en faisant mieux que l'adversaire qui avait le point.
Faire un biberon, un têtard: la boule colle le but. (ou "bibe"). Voir aussi "bouchonner".
Devant de boule: se placer devant une boule adverse en s'y collant. Ceci est gênant pour l’adversaire car ce sont des boules difficiles à tirer (la plupart du temps, la boule qui est devant reste en place, et c’est la boule qui se trouve derrière qui s’en va).
Faire un bec: heurter une boule déjà placée pour faire dévier la sienne vers le but.
La donnée ou La donne: zone d'impact au sol de la boule pointée. La recherche d'une bonne donnée est primordiale sur des terrains difficiles.
Jouer en demi-portée: pointer en lançant la boule environ à mi-distance (cette distance variant suivant le terrain et la hauteur à laquelle la boule est envoyée) entre le cercle de lancer et le but. C'est le style d'appoint le plus répandu et le plus facile à réaliser.
Porter, Plomber ou Envoyer: pointer en lançant la boule très haut, afin qu'elle roule le moins possible en retombant sur le sol (on dit qu’on assomme la boule). Ce style d'appoint demande une très grande maitrise. L’envoi est l’action d'envoyer.
Faire glisser (ou Faire rouler): pointer en lançant la boule assez près du cercle de lancer. Ce coup peut être avantageux sur des terrains bien particuliers, en général lisses et qui répondent mal aux boules piquées.
Jouer une boule nature: Jouer la boule sans lui donner d’effet.
Tenir (ou Serrer) une boule: au point, donner un effet rétro à la boule, de sorte qu'elle roule moins qu'une boule jouée nature (sans effet). On dit des joueurs qui maitrisent cette technique qu'ils jouent «au poignet». On dit de ceux qui la maitrisent à son maximum qu’ils «bloquent» la boule (car à la tombée, la boule est comme bloquée, puisqu'elle avance très peu).
Lâcher la boule: au point, jouer un peu plus fort que la normale, soit volontairement, soit involontairement.
Piquer la boule: la faire frapper le sol avec un angle assez important. La distinction boule piquée / non piquée se fait sur les coups en demi-portée : la courbe est plus en cloche pour une boule piquée.
Jouer haut, bas, au jeu: lorsque le terrain est penché latéralement (ce qui est très souvent le cas), on distingue le haut (le côté le plus haut) et le bas (le côté le plus bas). Ainsi, jouer:
au jeu est jouer sur la trajectoire idéale passant par le cochonnet,
 
 

Donner de l’effet à ou Tourner une boule: Lancer la boule en lui imprimant un effet de rotation latérale grâce à un mouvement des doigts. Bien maitrisé, ce geste est d’une grande utilité lorsque:
une boule se trouve «en plein jeu» (c.-à-d. lorsqu’elle se trouve sur la trajectoire idéale qui permet d’atteindre le but): dans ce cas, le pointeur envoie sa boule par côté et la «ramène» vers le but grâce à l’effet imprimé.
le terrain est très difficile et que les données sont rares: parfois les seules données acceptables ne sont pas «au jeu» et l’effet est nécessaire pour «ramener» la boule vers le but.
Répondre: La réponse d’une boule est son comportement à la tombée, lorsque le joueur lui a donné un effet. Une boule peut bien répondre si le comportement est celui attendu, ou mal dans le cas contraire. Comme la réponse d’une boule est en fait due au terrain, on parle aussi de réponse du terrain (ou d’une zone de terrain).
Jouer (ou Rentrer) une boule: Pointer dans l’intention de pousser une boule de son équipe qui est devant le but mais qui n’est pas assez près pour marquer (idéalement, après le coup, la boule poussée et la boule jouée marquent). Tout l’art de ce coup est de doser la force de façon à ce que si la boule visée est ratée, le point soit pris quand même.
Faire un demi-coup: Jouer la boule plus fort que ce que demanderait un appoint normal (on dit «plus fort que jeu») afin de venir heurter des boules (ou le but) pour les déplacer sur une faible distance. Il s'agit d'un coup entre le point et le tir, d’où son nom. Il peut être utilisé pour séparer deux boules collées.
Serrer: Pointer toutes les boules restantes du mieux possible. La plupart du temps, on serre lorsqu'on n'a pas réussi à tirer une boule adverse qui est très près du cochonnet. On se résigne donc à laisser la mène à l'adversaire, mais on l’empêche de marquer trop de points.


Démarquer: dans le cas où l'équipe adverse n'a plus de boule, où au moins un point est déjà acquis, et où l’on pointe pour «ajouter» (des points), c’est donner le point à l'adversaire (soit en chassant la boule (ou les boules) de son équipe qui avait (avaient) le point, soit en «rentrant» une boule adverse, i.e. en la poussant de telle sorte qu’elle marque). On peut aussi se démarquer en tirant.
Ne pas jouer pour le perdre: lorsqu'un joueur parvient à reprendre le point à l'adversaire alors que le pointage est difficile, on dit qu'il n'a pas joué pour le perdre.
Ne pas jeter sa boule: réussir une boule utile (sans forcément prendre le point). Au contraire, on dit qu'un joueur a jeté sa boule lorsqu'il joue un mauvais coup.
(oFaire un vol n entend souvent: «C’est du vol!»): lorsqu'une boule mal jouée embarque le cochonnet, ou heurte involontairement une boule bien pointée, bref, on dit qu'il y a vol dès qu'une boule mal jouée parvient a faire reprendre le point à son équipe.
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vocabulaire lié au tir :
Tirer au fer: lancer une boule directement sur la boule visée. Il s'agit de la façon «classique» de tirer.
Tirer devant: lancer une boule à 30 cm (indicatif) maximum devant la boule visée. Ce tir peut se pratiquer sur des terrains qui ne «sautent» pas (c-à-d. où les boules ne rebondissent pas après l’impact), ou bien par des tireurs qui lancent leur boule (trajectoire ou effet spécifique) de manière à ce qu'elle rebondisse très peu.
Tirer à la raspaille (ou à la rafle), raspailler : contraire du tir au fer, la boule roule avant de toucher la ou les boules visées. Cette technique est généralement assez mal vue par les puristes.
Faire un carreau: terme employé quand il y a «tir au fer». La boule de tir lancée reste dans un rayon maximum de 50 cm (indicatif) autour de l'impact. Trois situations sont décrites par des termes spécifiques:
on réalise un carreau parfait ou un arrêt lorsque la boule tirée prend la place exacte de la boule cible,
on réalise un carreau allongé lorsque la boule tirée roule vers l’avant après l'impact sur la boule cible,
on réalise un recul lorsque la boule tirée repart en arrière après l'impact sur la boule cible.
Faire un palet: tirer une boule sur le jeu en tirant «à la raspaille» ou en «tir devant»: la boule lancée reste dans un rayon maximum de 50 cm (indicatif) autour de l'impact. Deux situations sont décrites par des termes spécifiques:
on réalise un palet parfait ou un arrêt lorsque la boule tirée prend la place exacte de la boule cible,
on réalise un palet allongé lorsque la boule tirée roule vers l’avant après l'impact sur la boule cible.
Faire un trou: tirer à côté de la boule visée (c'est un tir raté).
Faire un écart: faire un trou en tapant trop à gauche ou trop à droite.
Faire un crochet: faire un écart important.
Faire une casquette: frapper une boule sur sa «tête» (partie supérieure). La boule cible reste à sa place ou bouge très peu.
Faire une sautée: frapper une boule qui se trouve quelques centimètres derrière une autre (sans toucher cette dernière): ce tir demande bien sûr une précision absolue en distance.
Tirer sur l’oreille: frapper une boule sur le côté, de façon à la faire partir de travers.
Faire un ciseau: chasser deux boules adverses en un seul tir. Ce coup requiert de heurter la première boule selon l'angle adéquat afin de chasser la deuxième par ricochet.
Tuer le chien: tirer une boule de sa propre équipe, de façon non intentionnelle.
Avoir un contre: tirer la bonne boule, mais de telle façon que celle-ci ou la boule jouée aille percuter – et démarquer – une boule de sa propre équipe. On parle de position de contre lorsqu’un contre a une probabilité non négligeable d’arriver en cas de tir. On parle de contre sec lorsque la boule adverse heurte la boule de sa propre équipe en plein et donc prend sa place: ce cas-là est évidemment très mauvais pour l'équipe du tireur.
Tirer le but (avec toutes les déclinaisons de but): parfois, si une équipe est mal embarquée dans une mène elle peut essayer de tirer le but pour annuler celle-ci. On dit alors qu'elle tire le but.
Pet de vieille: il s'agit d'un tir qui n'est pas au fer, et qui se contente d'effleurer la boule visée sans la faire bouger suffisamment selon les puristes (on qualifie de pet parfait un pet de vieille qui ne permet pas de reprendre le point).
Se découvrir: tirer trop de boules, de sorte à s’exposer à «prendre une grosse mène» si l'équipe adverse réussit ses tirs.

Expressions diverses :
Embrasser Fanny, Faire fanny, Être fanny ou (Se) Prendre une fanny: perdre une partie sur le score de 13 à 0. L'équipe ayant gagné peut alors se prévaloir d'avoir mis une grosse mine à ses adversaires.
Mettre une fanny: gagner une partie sur le score de 13 à 0.
Une valise, valoche: se dit lorsqu'on prend 5 ou 6 points dans une mène.
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Faire la musique ou Faire la chanson: essayer de déstabiliser l’adversaire en discutant entre les points, soit avec lui, soit avec ses propres partenaires.
Une valise, valoche de un: Se dit lorsqu'une équipe aurait pu faire une valise, valoche et n'a finalement mis qu'un point. Expression de soulagement d'une équipe plutôt mal partie.
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